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Publié par : Doudou Sow | 28 octobre 2014

Les compétences recherchées par les employeurs québécois

Compétences recherchées par les employeurs québécoisLe monde du travail est en pleine mutation. En d’autres termes, le marché du travail ne cesse de se métamorphoser. La personne immigrante qui est à la recherche d’un emploi doit être à l’affût de tous les changements organisationnels.

On caractérise souvent les compétences à travers les trois S (savoir, savoir-faire, savoir-être). Le système organisationnel québécois ne demande pas seulement des compétences techniques aux travailleurs qualifiés immigrants, mais aussi « des savoir-faire relationnels ». Stéphane Boudriau, dans son livre Le CV par compétences-votre portefeuille pour l’emploi a très bien décrit cette situation : « savoir-faire relationnel ou agir relationnel ». Il définit les savoir-faire relationnels comme « des capacités qui permettent de coopérer efficacement avec autrui : capacité d’écoute, de négociation, de travail en équipe, de travail en réseau[1] ».

La notion de compétence ne se limite pas à une exécution de tâches ou un « savoir-faire d’exécution », mais demande également un esprit de jugement. Dans cet excellent livre de référence pour les conseillers en emploi, l’auteur poursuit en ces termes :

« La compétence tend à se définir plutôt comme un « savoir-agir » ou un « savoir‑réagir ». Dans ces circonstances, être compétent c’est savoir quoi faire et savoir quand le faire. Le professionnel devra savoir prendre des initiatives et des décisions, négocier et arbitrer, faire des choix, prendre des risques, réagir à des imprévus, innover au quotidien et prendre des responsabilités. Pour être reconnu comme compétent, il ne suffit plus d’être capable d’exécuter le prescrit, mais d’aller au‑delà du prescrit[2]. »

Dans un contexte de crise économique difficile ou d’instabilité économique, la liste des « chômeurs expérimentés » ne cesse de s’allonger. Les exigences des employeurs sont de plus en plus élevées. La demande d’emplois étant supérieure à l’offre; la proactivité, le sens du service à la clientèle, l’attitude positive, la flexibilité, le bilinguisme et la capacité à bien communiquer constituent des aptitudes nécessaires pour affronter le marché du travail.

Pour cette raison, les nouveaux arrivants doivent se poser plusieurs questions pertinentes afin de décrocher le ticket de l’emploi.

  • Quelles sont les meilleures stratégies d’approche des employeurs?
  • Comment bien se vendre devant un employeur tout en évitant de se vanter?
  • Comment démontrer à l’employeur son sens de l’humilité tout en évitant de se dévaloriser?
  • Quelles sont les valeurs dominantes dans les entreprises québécoises?
  • Comment créer, développer et entretenir un réseau?
  • Comment séduire, convaincre et rassurer l’employeur?
  • Comment mieux approprier la culture du réseautage québécoise?
  • Comment créer un réseau après avoir laissé derrière soi un réseau social et professionnel ou mieux profiter du bouche à oreille?
  • Comment valoriser les compétences transférables?
  • Comment s’intégrer et se maintenir en emploi?
  • Comment arriver à tirer son épingle du jeu dans un contexte de ralentissement économique ou de crise économique?

Les employeurs québécois, qui sont des Nord-Américains, ont l’esprit pragmatique et, ce faisant, recrutent des candidats leur permettant d’atteindre ou de dépasser les objectifs annuels. Cette situation est aussi bien valable pour les petites et moyennes entreprises (PME) que pour les organismes à but non lucratif. De ce point de vue, les immigrants doivent comprendre que, dans le marché du travail, l’employeur aura plus intérêt à garder la personne qui livre la marchandise peu importe qu’elle soit immigrante ou québécoise « dite de souche ».

Nous sommes dans une société nord-américaine où la concurrence est féroce. La productivité et le rendement guident les entreprises qui veulent garder leur part de marché ou les augmenter surtout en période de crise économique. L’entreprise veut investir dans des ressources humaines qui pourront se révéler un investissement non plus à long terme, mais à court terme.

Une certaine métamorphose du travail et des entreprises, accentuée par le contexte économique morose, pousse les employeurs à mettre de l’avant des critères de plus en plus sélectifs. Il faut savoir gagner sa place, mais aussi la mériter. C’est pourquoi les personnes immigrantes et, notamment les nouveaux arrivants, doivent faire preuve de débrouillardise et de persévérance. La tâche devient de plus en plus complexe puisqu’elles sont en concurrence avec de nouveaux chômeurs expérimentés qui pourront se prévaloir, lors des entrevues, d’avoir perdu leurs emplois à cause de la crise économique et non pas par incompétence.

Ainsi, dans le contexte de la crise économique, l’adaptabilité et la polyvalence sont nécessaires aux chercheurs d’emploi pour faire face aux besoins de l’entreprise. L’employeur exige souvent de l’employé une capacité d’adaptation à son nouvel environnement. Cette condition est valable pour tout nouvel employé, elle l’est plus pour un immigrant qui ne maîtrise pas les codes culturels, qui n’a pas fait ses études au Québec et qui n’a pas encore travaillé au Québec dans son domaine de compétence ou dans un domaine connexe, ou n’a pas eu un petit boulot (communément appelé jobine au Québec).

Les entreprises qui veulent être compétitives n’hésitent pas à faire confiance à une personne qui a livré la marchandise et, par conséquent, à lui permettre de gravir les différents échelons au sein de l’organisation. Cette politique de promotion par le mérite ne concerne pas uniquement les immigrants, mais tous les employés.

[1] Stéphane Boudriau, Le CV par compétences – votre portefeuille pour l’emploi, 2e édition revue et enrichie, Montréal, Les Éditions Transcontinental, 2002, 327 p.

[2] Op, cit; p.61.

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Responses

  1. […] Le jour le plus actif de l’année a été le 30 décembre avec 850 vues. L’article le plus populaire ce jour-là fut Les compétences recherchées par les employeurs québécois. […]

  2. Bonjour a vous. Je suis une algérienne . biologiste de formation. Et je travaille comme délégué médicale actuellement. Et je souhaiterai immigrée au Canada. Qu elle sont les démarches a suivre . merci

  3. Je suis un prothésiste dentaire ayant une expérience professionnelle de 32 ans

  4. bonjour je voulais tenté ma chance je suis titulaire d’un diplôme technicien supérieur en travaux publics avec 2ans d’expérience maitrise logeciel (autocad,sap2000, excel, word )


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