Publié par : Doudou Sow | 24 octobre 2014

La valorisation du statut des immigrants au Québec en quête d’une nouvelle identité professionnelle

Doudou_bureau interculturalismeLes conseillers en emploi entendent très souvent les doléances des médecins, des ingénieurs et des avocats qui pratiquaient des métiers et fonctions très valorisés dans leur pays d’origine. En arrivant au Québec, les immigrants appartenant à des professions réglementées perdent ce statut professionnel et doivent lutter pour leur survie financière. Le renforcement positif, une des caractéristiques de la société québécoise, devient dès lors nécessaire pour gagner et regagner la confiance de ces professionnels étrangers.

Les nouveaux arrivants sont confrontés à des problématiques difficiles : ils entendent par ci et par là que le marché du travail québécois est fermé, qu’il existe des obstacles ou une fermeture des ordres professionnels, que les employeurs ne reconnaissent pas leurs compétences et que le taux de chômage est très élevé dans cette même frange de la population : difficile de ne pas sombrer dans le défaitisme dans ce cas-là. La dépression peut s’ensuivre très rapidement. C’est dans ce cadre que les conseillers en emploi interviennent pour apporter un discours positif.

Les professionnels de l’employabilité reconnaissent, certes, qu’il existe des problèmes au niveau de la société, mais ils accompagnent les chercheurs d’emploi dans la voie de la réussite. Ils travaillent sur l’image positive des nouveaux arrivants, mais demandent également que les politiques fassent leur part en sensibilisant la société d’accueil et les employeurs sur l’importance de la gestion de la diversité culturelle. La solution de leurs problèmes passe par une mobilisation de tous les acteurs de la société (État, société civile, employeurs et évidemment eux-mêmes).

Les conseillers en emploi font un suivi, surtout dans les premières semaines d’intégration professionnelle qui demeurent fondamentales pour les nouveaux employés, particulièrement pour les nouveaux arrivants. C’est une période charnière qui peut entraîner un congédiement rapide de la personne immigrante si elle n’est pas bien encadrée. « L’article 82 de la Loi sur les normes du travail prévoit que, à l’intérieur des trois premiers mois de probation, l’employeur peut congédier un salarié sans préavis. Après cette période, il doit lui donner une semaine de préavis de licenciement[1]. »

Le travail de collaboration entre les conseillers en emploi permet à chacun d’entre eux d’utiliser le réseau et l’expertise d’un collègue pour faciliter le placement en emploi, mais aussi référer les personnes aux bons services ou organismes partenaires.

[1] Marie-Claude Marsolais, « Période probatoire : mode d’emploi », Jobboom, 19 avril 2010.


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