Publié par : Doudou Sow | 9 décembre 2015

La responsabilité de l’immigrant dans son processus d’intégration socioprofessionnelle

Les politiques publiques d’intégration et la fermeture des ordres professionnels ne sont pas les seules causes de l’échec de l’intégration des immigrants. Certaines personnes immigrantes ont une part de responsabilité dans leurs difficultés d’intégration à la société québécoise francophone. Elles tirent en effet souvent des conclusions hâtives sur leur situation socioprofessionnelle sans avoir pris le temps d’interroger les outils de recherche d’emploi et d’entreprendre des démarches de réseautage.

L’apprentissage de la culture québécoise est un élément fondamental dans l’intégration socioprofessionnelle de l’immigrant. Il est une condition sine qua non dans le cheminement d’une intégration réussie. Il est important de comprendre la culture organisationnelle, la manière d’interagir avec les membres de l’équipe, ce qui aide l’immigrant à donner une première bonne impression à l’employeur.

Les immigrants ont absolument besoin de comprendre davantage les spécificités de la société québécoise (son histoire, ses valeurs fondamentales, les us et coutumes, etc.) afin de bien aborder leurs interlocuteurs qui se trouvent être les employeurs.

L’immigrant doit comprendre les us et coutumes et comprendre comment séduire, convaincre et rassurer un employeur québécois. Il doit arrêter également de se victimiser sans raisons valables. Effectivement, l’intégration à la majorité francophone dans cette société distincte en Amérique du Nord est un indicateur pertinent dans la question du vivre‑ensemble harmonieux mais on note également une certaine contradiction dans le discours de la société d’accueil sur la question du fait français.

Le rapport entre la maîtrise de la langue et l’intégration peut se révéler intéressant, mais pas tout le temps efficace au niveau de l’obtention d’un emploi. Pour preuve, le taux de chômage le plus élevé est observé chez des personnes qui maîtrisent très bien la langue française, à savoir les Maghrébins,  les Noirs africains francophones et les Haïtiens.

La personne immigrante cumule plusieurs handicaps : faiblesse des réseaux, isolement, ignorance des codes culturels et du fonctionnement des réseaux socioprofessionnels, manque d’expérience québécoise. C’est pourquoi le mentorat peut constituer un outil important.

Pour arriver à tirer leur épingle du jeu, les personnes immigrantes doivent faire preuve de débrouillardise et de persévérance. À ce titre, elles doivent élargir leurs réseaux de contacts. Le bénévolat et le mentorat constituent deux moyens de perfectionnement efficaces pour lutter contre l’isolement mais aussi mieux comprendre la culture organisationnelle, l’environnement de travail et les codes culturels.

Pour certains profils, la réorientation de carrière ou la mise à niveau de certaines compétences pourrait être un tremplin à l’obtention d’un emploi. Les immigrants doivent aussi penser à élargir les champs de recherche d’emploi à travers les autres régions du Québec.


Responses

  1. bsr,j’ai écouté avec beaucoup d’intéret la coupure sonore de ta conférence l’approche pragmatique dont le thème a été traité ne manquera pas d’éveiller la conscience des nouveaux immigrants et de susciter des comportements nouveaux pour une meilleure intégration socioprofessionnelle au sein de la communauté québécoise

  2. Bonjour doudou Merci pour ce rappel. Je suis du même avis que sur la responsabilité partagée de l’intégration. Je dirai même si le cheminement de l’intégration = 100% ; l’immigrant doit faire au moins 75%. J’espère de rencontrer pour échanger vraiment sur le sujet. Merci

  3. Bjr,

    Monsieur sow, il faut comprendre que les immigrants sont des intellectuels et que personne ne peut faire de la politique sur leur dos ou se faire un nom ou bien même de les utiliser pour avoir un poste quelconque.

    Svp arrêter de supprimer les commentaires qui sont postés sur votre page facebook ou votre blog car le web est libre et pour un auteur comme vous, vous devez respecter la liberté d’expression.

    Les immigrants peinent à trouver du travail ici en fonction de leurs études , il y en a qui sont tombés dans la misère totale car tout l’argent qu’ils ramené dans ce pays est fini et ils étaient des cadres dans leur pays respectif et pourtant ils se sont endettés pour faire fonctionner les universités d’ici et par contre ils ont aucun boulot en retour.

    Svp arrêter de parler des immigrants que vous ne nous représentez aucunement .

    Merci.


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