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Publié par : Doudou Sow | 4 novembre 2014

La fidélité des immigrants : une valeur ajoutée dans la stabilité du personnel

Intégration une responsabilité partagée entre la personne immigrante et la société d’accueilUne des valeurs des immigrants reste la fidélité, ce que les employeurs québécois et canadiens apprécient. Les immigrants peuvent très bien répondre à la question « Où-est-ce qu’ils se voient dans cinq ans?». Il suffit juste de voir au niveau de leur CV leur parcours professionnel pour se rendre compte que la majorité d’entre eux ont fait carrière au sein d’une même compagnie en gravissant plusieurs échelons. Ceux et celles qui ont la possibilité de changer d’emplois ne sont pas très nombreux vu le contexte et les opportunités d’emplois moins grandes dans certains pays comparés au Canada. Les employeurs peuvent donc miser sur une des valeurs des immigrants, la fidélité ou la loyauté.

En effet, quand nous nous rendons dans les entreprises, dans le cadre de notre programme Mentorat, pour recruter des mentors potentiels, parfois des anciens candidats dans le processus de régionalisation de l’immigration ou des anciens participants du projet Mentorat, nous exprimons une certaine fierté de les voir dans leur milieu de travail. Des personnes immigrantes qui ont acquis et renforcé leur confiance au cours de leur parcours professionnel sont fières aussi de contribuer au rendement de leur entreprise, mais aussi au développement économique du Québec. Ce ne sont plus ces personnes qui étaient déboussolées à leur arrivée, qui semblaient être perdues dans la masse d’informations obtenues, mais parfois aussi sous l’emprise d’un mauvais entourage qui leur faisait croire que le poste actuel qu’elles occupaient ne pouvait exister que dans leurs rêves. Ce qui était chimère au départ aux yeux de certains devient réalité à force de persévérance. Ce sont des personnes qui ne sont pas jugées en fonction de leur appartenance religieuse, ethnique ou raciale, mais plus en fonction de la valeur ajoutée qu’elles apportent à leurs entreprises. Elles sont jugées sur leur rendement et leurs tâches effectuées plus que sur des critères ethniques. Elles deviennent des « Québécois tout court » qui expriment leur dignité par le travail. Elles expriment également leur appartenance par rapport aux entreprises qui leur permettent d’afficher leur sourire quotidien. Elles se sentent valorisées par le travail.

L’embauche des personnes immigrantes peut entraîner un taux de roulement de l’entreprise faible ou stable au moins (ou environ) cinq années. Elles sont habituées à travailler dans une même entreprise et démontrent souvent leur fidélité à leur premier employeur. Une certaine culture de reconnaissance de la première entreprise qui leur a donné une chance et ouvert les portes de la dignité par le travail.

Elles déclinaient également ces possibilités d’emploi dans une perspective de réduction de risque de perte d’emploi (sécurité de l’emploi déjà acquis, liens existant à maintenir, avantages de conciliation travail-famille). Un immigrant qui a déjà établi des réseaux socioprofessionnels et s’est déjà familiarisé avec les collègues de travail ne veut pas quitter forcément son travail. Même si au Québec changer un emploi en bons termes est un défi et ne pourrait être pris comme un acte de trahison.

Les entreprises qui ont vite compris la fidélité de ces employés ont développé très rapidement un système de promotion à l’interne basé sur le mérite. En voyant comment ces personnes ont évolué au sein de la société sous tous ses angles, nous pourrions dire que la société québécoise a le mérite de faire naître, chez les personnes immigrantes, l’espoir d’un meilleur avenir. Les nouveaux arrivants ne vivent que de cela.

Malgré les péripéties liées aux obstacles de la recherche d’emploi, elles se disent qu’elles pourront toujours trouver un emploi. Dans d’autres sociétés européennes, ce ne sont pas juste les compétences qui feront de la personne immigrante l’heureuse élue au poste. Au Québec, tout de même, en combinant les compétences, le réseau et la bonne attitude, la personne immigrante rencontre toujours une personne qui peut la connecter avec la personne ressource. Il faut, certes, être au bon moment au bon endroit, mais en même temps mériter la chance ou l’opportunité offerte.

L’intégration est ce mariage parfait entre la personne immigrante qui développe son sentiment d’appartenance à la société d’accueil qui le lui rend bien en lui ouvrant les portes du marché du travail.

Les conseillers en emploi sont très fiers de suivre le cheminement des nouveaux arrivants et sentent qu’ils font la différence pour des personnes immigrantes qui ont trouvé un emploi dans leur domaine de compétences.

En définitive, les personnes immigrantes retrouvent, par le biais du travail à la hauteur de leurs compétences, une certaine conscience citoyenne qui s’exprime par le sentiment de participer à l’effort national de production d’une richesse collective, le sentiment de retrouver une identité perdue et une certaine reconnaissance sociale.

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