Publié par : Doudou Sow | 7 mars 2014

Une campagne de promotion du gouvernement libéral provincial efficace à l’étranger

Image promotion blogue

Pour attirer les meilleurs talents, le Québec est très concurrentiel au niveau de la publicité à l’international. Il vend très bien la qualité de vie de la province, les pénuries de main-d’œuvre, les opportunités de carrière, la très bonne réputation des institutions d’enseignement ou des études ainsi que les nombreux avantages que procure la province québécoise aux familles. Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) offre ses services au Québec et à l’étranger, à travers ses bureaux de délégation générale.

 

 

Un certain désenchantement des personnes recrutées à l’étranger se manifeste parfois par rapport aux rêves qu’elles se faisaient de la société sous des traits qualificatifs d’une société développée, riche, prospère et industrialisée. Certaines d’entre elles iront même jusqu’à dire que le discours de la délégation leur miroitait l’esprit d’un eldorado où les besoins de la société en matière de recrutement de main-d’œuvre sont énormes et inépuisables. D’autres assimilent même l’obtention du certificat de sélection délivré par la délégation générale du Québec à un poste acquis d’avance une fois sur le sol québécois.

 

Durant le processus de recrutement, les attachés ou agents de promotion qui recrutent et sélectionnent les candidats potentiels à l’immigration ne s’attardent pas trop en général sur les obstacles que peuvent rencontrer les immigrants au Québec (non-reconnaissance des diplômes, chômage trop élevé de certaines communautés culturelles, fermeture des ordres professionnels, etc.).

 

S’il est vrai que la délégation générale du Québec à l’étranger adopte une stratégie faisant partie du plan de marketing promotionnel de recrutement, d’attraction et de sélection des travailleurs qualifiés, il n’en demeure pas moins que l’excitation de certains immigrants les empêche de bien cerner la réalité du système professionnel québécois et du marché du travail québécois.

 

Discours marketing des agents de l’immigration : la destination Québec, un Eldorado ou un mirage pour les immigrants qualifiés?

 

À la question si l’information transmise aux futurs immigrants est complète et fidèle aux réalités économiques et culturelles québécoises, la réponse est oui et non. Il faut reconnaître que des immigrants potentiels, à la fois excités et pressés de quitter ou de fuir leur pays, minimisent parfois les difficultés qu’ils peuvent rencontrer sur le sol québécois. Devant une frustration grandissante par rapport à leur nouvelle terre d’accueil, les nouveaux arrivants ressassent le discours suivant lequel la destination Québec leur était vendue comme une île paradisiaque.

 

La plupart des immigrants qualifiés dont les dossiers ont été évalués par la grille de sélection pensent que la sélection est synonyme ou équivaut à un poste acquis d’office dans une entreprise québécoise. Certaines personnes immigrantes reprochent à la délégation générale du Québec de trop vanter les services accordés aux immigrants à leur arrivée. Elles se disent souvent déçues face à certains obstacles rencontrés dans leur parcours d’intégration socioprofessionnelle (non-reconnaissance des acquis, barrière linguistique, manque d’expérience québécoise, peu d’ouverture des employeurs, etc.). Parfois, il faut qu’elles descendent des nues pour réaliser que l’intégration professionnelle ne sera pas aussi rapide qu’elles l’avaient imaginée avant leur arrivée au Québec. Il est aussi vrai que les personnes immigrantes ne peuvent réaliser et prendre à leur juste mesure les informations qui leur sont fournies à l’étranger que lorsqu’elles arrivent sur place.

 

En commission parlementaire sur la planification de l’immigration pour la période 2012-2015, la directrice du Centre d’orientation et de formation pour favoriser les relations ethniques traditionnelles (COFFRET), Line Chaloux, pointait du doigt les difficultés d’intégration des immigrants avec, en toile de fond, la fermeture des ordres professionnels québécois. Le gouvernement libéral provincial n’a pas non plus été en reste dans ses commentaires.

 

Dans le cadre de cette consultation, certains intervenants communautaires, à l’instar de Madame Chaloux, ont proposé « une révision de la méthode des pratiques de sélection et de promotion à l’étranger afin que les immigrants soient bien conscients des conditions dans lesquelles ils arrivent et quel sera le cheminement qu’ils auront à faire face ». Pour preuve, Mme Line Chaloux, dont l’organisme travaille à l’accueil et à l’accompagnement des immigrants dans les Laurentides, rapporte avoir eu la certitude de personnes immigrantes déclarant être flouées par certains agents ou fonctionnaires de l’immigration concernant leur intégration en emploi : « Alors, nous, on est témoins de gens qui nous témoignent que quand ils ont été en entrevue, on leur a assuré que les papiers qu’ils avaient leur permettraient de travailler ici, et vous le savez, que ce soit les corporations[…]. Vous savez, là, il y a une incompréhension . »

 

Ce problème de non-reconnaissance des acquis ne date pas d’hier, comme elle avait tenu à le souligner lors de la précédente commission parlementaire sur la planification de l’immigration en 2007 :

 

« [Puis] je me rappelle qu’à la dernière commission il y a quatre ans j’en avais parlé aussi, au niveau de l’enseignement, les enseignants, là, entre autres du Maghreb, il y a énormément d’enseignants du Maghreb qui arrivent ici, qu’ils n’ont pas le droit d’enseigner.

 

« Il faut qu’ils aillent refaire un bac pour pouvoir enseigner tandis que s’ils vont en Ontario, il y a un cours d’un an qui leur permet d’enseigner. Alors, ils peuvent partir un an en Ontario, aller suivre le cours, revenir au Québec et ils peuvent enseigner . »

 

Elle trouvait paradoxal que le gouvernement libéral provincial fasse la promotion du fait français et ne réussisse pas à retenir les immigrants établis au Québec. « Alors, comment ça se fait qu’au Québec, quand on veut faire du fait français quelque chose d’immuable, quelque chose d’enraciné, on envoie ces gens-là francophones étudier en Ontario pour pouvoir revenir enseigner au Québec? Il y a une incompréhension totale . »

 

Mieux, la directrice du COFFRET depuis plus de 20 ans interpellait le gouvernement libéral provincial sur sa responsabilité et son leadership envers les ordres professionnels et les institutions d’enseignement, notamment les universités. « Alors, comment le gouvernement peut-il influencer les corporations et les universités afin qu’on puisse offrir à ces gens-là qui sont installés chez nous l’opportunité de pratiquer leur métier? »

 

Le gouvernement libéral provincial est très efficace dans sa politique de promotion même si les difficultés d’intégration existent pour les immigrants déjà établis au Québec. Il est vrai que le revers de la médaille consistant à insister sur les points négatifs dissuaderait certains immigrants surtout dans un contexte d’immigration concurrentielle internationale. Le marketing idyllique du gouvernement libéral provincial était souvent dénoncé quand les nouveaux arrivants butaient à des obstacles auxquels ils n’étaient pas préparés.

 

Concernant le processus de recrutement et de sélection des candidats, différents acteurs y interviennent. Il appartient à la délégation générale du Québec de sélectionner le candidat et ensuite Immigration Canada se charge de la vérification des antécédents judiciaires et du dossier médical du candidat.

 

Pour faciliter son recrutement à l’étranger, le Québec compte sur les (15) Services d’immigration et des bureaux d’immigration du Québec à l’étranger couvrant des pays dans le monde entier.

 

Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) est représenté donc à l’extérieur par la délégation générale du Québec qui a ses bureaux à l’étranger et certaines antennes. Dans son mandat de promotion à l’extérieur du Québec, la délégation générale du Québec travaille en synergie avec le secteur des Relations internationales du Québec. Le MICC a ses attachés de promotion qui travaillent dans les délégations générales et qui font un travail de marketing auprès des chambres de commerce et des institutions scolaires pour présenter les opportunités d’emploi et le processus de sélection. Ces attachés de promotion vendent très bien l’image du Québec sur tous les plans en faisant ressortir les points positifs de la société d’accueil.

 

Donc, à travers des séances d’information d’une durée moyenne de deux heures, les attachés de promotion du MICC expliquent globalement les avantages de la destination Québec. Les attachés de promotion se rendent dans les chambres de commerce, les établissements d’enseignement pour chercher à attirer de nouveaux talents. Le gouvernement provincial, par le biais du service Immigration-Québec, a une antenne, par exemple à New York, qui cible les sites des universités et des collègues pour recruter en particulier des étudiants étrangers comme le laissait entendre l’ancienne ministre Kathleen Weil dans le cadre de l’étude des crédits budgétaires 2011-2012 du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, volet Immigration .

 

Des missions spéciales de sélection dans certains pays, hormis les recrutements dans les délégations générales (Paris, Mexico, Vienne, Hong-Kong, Rio-de Janeiro, etc.), se faisaient aussi.

 

Le gouvernement libéral provincial avait également mis en place la campagne de promotion et de prospection pour attirer des talents http://www.immigrerauquebec.ca, « Vous avez une place au Québec ». Les Journées Québec (une mission de recrutement en France, présélection de candidats potentiels à l’intégration au marché du travail par les employeurs québécois) font également partie de la stratégie de promotion et de recrutement du gouvernement en collaboration avec les partenaires du monde des affaires.

 

Comme nous l’avons déjà décrit, le gouvernement développait une campagne de promotion pour combler les pénuries de main-d’œuvre. Une nouvelle orientation sur les bassins de recrutement avait pu être notée. La campagne de promotion et de prospection pour attirer des talents donnait déjà une indication sur les pays ciblés prioritairement par le gouvernement provincial pour attirer les talents en tenant compte des domaines de formation privilégiés par le Québec. Les deux anciennes ministres libérales de l’Immigration et des communautés culturelles, Yolande James et Kathleen Weil, avaient elles-mêmes énuméré, dans le cadre de la campagne de prospection et de promotion « Vous avez une place au Québec! », des pays comme la France, le Mexique et le Brésil et d’autres comme la Belgique, la Colombie, la Russie, la Roumanie, l’Ukraine, la Moldavie et la Chine . On voyait nettement, dans la dynamique de promotion, l’absence des pays du Maghreb et de l’Afrique noire subsaharienne. Cela traduisait déjà, selon nous, une volonté du gouvernement de rééquilibrer la composition de l’immigration .

 

La successeure de madame Yolande James au poste de ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, dans ses remarques préliminaires sur l’immigration lors de l’étude des crédits budgétaires 2011-2012 du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, volet Immigration, faisait remarquer que le gouvernement libéral provincial allait « continuer d’attirer des personnes dont les talents et les compétences répondent [aux] besoins[des employeurs québécois], [qu’il] poursuivr[ait]la promotion du Québec à l’étranger que [le gouvernement Charest] av[ait]entreprise en 2010 sous le thème Vous avez une place au Québec! ».

 

Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles [MICC] a investi beaucoup d’argent dans la promotion, mais pèche dans l’allocation des ressources aux organismes communautaires : un véritable paradoxe.

 

Le MICC insiste sur la transmission des informations concernant les valeurs québécoises avant leur arrivée au Québec. La déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise qui est en vigueur depuis le 2 février 2009 fait partie des formulaires sur la demande de certificat de sélection du Québec (DCSQ). Donc, l’effort de mieux informer les immigrants avant leur arrivée au Québec s’inscrivait, et s’inscrit encore, dans une volonté d’établir un contrat moral avec les immigrants en les incitant à adhérer aux valeurs fondamentales de la société d’accueil en échange d’un emploi. Mieux informer les immigrants avant leur arrivée au Québec pour créer moins de déception, moins de frustration et plus de compréhension sur l’unicité de la société québécoise est en soi une bonne idée. Cependant, elle doit être jumelée à une sensibilisation et à une préparation de la société d’accueil à l’immigration et à ses réalités (un vaste chantier et un défi collectif).

 

Dans une contribution dans le journal Le Devoir en prélude au symposium international de mai 2011, le directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), Stephan Reichhold, tirait la sonnette d’alarme. Cet article pertinent, intitulé « Interculturalisme 2011 – Faible stratégie d’intégration des immigrants au Québec », liste toutes les lacunes du système d’intégration québécois. Il va plus loin en regrettant une forme d’« interculturalisme virtuel » :

 

« Penser que fournir simplement de l’information brute et abstraite est suffisant pour intégrer les personnes immigrantes témoigne de l’incapacité du Québec à incarner l’interculturalisme dans ses pratiques d’accueil, notamment institutionnelles. L’intégration dans un modèle interculturel est un processus qui prend du temps. Les nombreux organismes communautaires voués à l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants peuvent témoigner du succès des pratiques interculturelles lorsqu’elles sont ancrées dans l’intervention et adaptées aux besoins des nouveaux arrivants. La rareté des ressources dont ils disposent en limite cependant l’impact . »

 

Le guide Apprendre le Québec destiné aux immigrants potentiels est un excellent outil qui renseigne les nouveaux arrivants sur les services d’accueil et d’aide à l’intégration, la société québécoise, les lieux d’établissement, la prévision du budget, la langue française, le logement, les services publics, les services bancaires, le réseau de contacts, le travail et la recherche d’emploi, les documents importants, ainsi quelques renseignements complémentaires qui doivent être complétés par d’autres sources documentaires et des contacts physiques avec les intervenants du milieu communautaire.

 

La responsabilité des immigrants potentiels : l’excitation ou la fausse ignorance?

 

L’expérience du terrain nous prouve que l’idée suivant laquelle les agents d’immigration ou attachés de promotion font miroiter aux immigrants une province paradisiaque ne tient plus la route. Si, par le passé, ces agents offraient une image idyllique aux immigrants potentiels, aujourd’hui la présence des associations monoethniques et les technologies de l’information nuancent les propos de ces tenants du marketing de l’immigration. Autant il faut prôner un marketing raisonnable, autant il faut également dire que l’excitation de la venue au Québec de certaines personnes les empêche de tenir compte de la réalité du discours. Les nouveaux arrivants ne peuvent plus se targuer d’être floués par ces agents. Cette affirmation semble avoir fait son temps.

 

De plus en plus, des immigrants se rendent sur le site Internet du gouvernement pour faire une évaluation préliminaire d’immigration (EPI). Les immigrants qui prennent le temps de lire les informations disponibles sur le site Internet du MICC sont édifiés sur certains aspects culturels de la société d’accueil. En voici une petite illustration dans la rubrique Direction de l’immigration économique – Maghreb, dont la dernière modification datait du 19 juin 2012, et que nous avions consultée le 12 octobre 2012 :

 

« Vous envisagez peut-être de vous établir au Québec? Vous avez été attiré par sa qualité de vie, son dynamisme et son environnement sûr? Avant d’entreprendre toute démarche, il est important de déterminer la faisabilité de votre projet d’immigration. Avez-vous envisagé tout ce que ce changement de vie comporte? Immigrer veut aussi dire partager les valeurs de sa société d’accueil. Pour vous éviter des surprises ou des déceptions, vérifiez d’abord si les valeurs de la société québécoise rejoignent les vôtres. Pourrez-vous adhérer à ces valeurs? N’hésitez pas à vous informer sur tous les aspects de la vie au Québec. Votre projet d’immigration reposera d’autant plus sur des bases solides . »

 

Le fossé entre le discours de l’immigration et la réalité se rétrécit de plus en plus. Les informations viennent avant et après la sélection générale du Québec : séance de prédépart sur les valeurs et le portrait du Québec. De nos jours, les nombreuses informations en ligne, les capsules d’information thématiques, le discours ajusté au débat sur les accommodements raisonnables par exemple, donnent une meilleure idée du processus d’immigration et des réalités de la société québécoise.

 

Les informations qui sont données à l’extérieur sont de plus en plus variées et relativisent des propos pompeux ou exagérés de tous les côtés (autorités administratives comme immigrants frustrés restés au Québec ou retournés chez eux). On assiste dès lors à un marketing raisonnable du processus migratoire et intégratif. Dans cette même optique, les technologies de l’information facilitent le travail des associations ethnoculturelles. De plus en plus, les personnes qui désirent immigrer contactent les associations depuis leur pays d’origine afin de faciliter leurs démarches d’intégration. Ces associations se donnent comme objectif de mener des actions visant à faciliter une meilleure intégration de leurs ressortissants. Soulignons que ces associations monoethniques doivent jouer un rôle de solidarité et d’aiguillage vers les structures d’intégration des immigrants, toutes origines confondues. Il existe de plus en plus d’associations ethnoculturelles africaines à but non lucratif qui ont pignon sur rue à partir d’initiatives de certains pionniers qui, s’étant rendu compte des difficultés d’intégration socioéconomique rencontrées par leurs compatriotes, se retrouvent autour des valeurs de solidarité et d’entraide. Des associations d’entraide qui aident leurs membres à mettre sur pied des dossiers pour ceux qui sont victimes de racisme (association des Algériens), de rapatriement du corps lors du décès d’un membre, occupent le terrain sur d’autres problématiques non prises en compte par les institutions ou les immigrants pris individuellement.

 

Cependant, même s’il existe une abondance d’information sur la toile ou parfois même une surabondance de l’information, il demeure que la personne immigrante souhaite vivre l’expérience sur le terrain et préfère souvent se frotter à la réalité du terrain pour être convaincue de la portée d’une information, d’un conseil ou d’une recommandation. En d’autres termes, ils veulent voir de « leurs propres yeux » ou le vivre directement pour en avoir le cœur net.

 

Au niveau de la transmission d’information, les personnes immigrantes peuvent être sevrées d’information à leur arrivée et ont du mal parfois à faire la part des choses dans cette multitude de services offerts. Ce qui peut être une bonne nouvelle peut poser également un problème de coordination.

 

En définitive, des personnes immigrantes ne peuvent plus se permettre de marteler le discours des autorités administratives officielles leur présentant le Québec comme l’Eldorado, ce qui était vrai il y a de cela quelques années. Les informations à notre disposition laissent penser que les agents de promotion évoquent de plus en plus de réelles difficultés d’intégration même si, pour plusieurs raisons, ils ne s’étendent pas là-dessus. Ce qui est compréhensible dans une perspective de recrutement et de sélection des talents, pour la bonne et simple raison que les candidats potentiels à l’immigration pourront dire : à quoi bon partir dans une société qui connait plus de difficultés que la nôtre ou qui n’intègre pas des immigrants à la hauteur de leurs compétences?

 

Aussi, les informations sur les réalités de l’immigration sont connues par l’intermédiaire des technologies de l’information, mais aussi notamment des associations qui fournissent des renseignements justes et vrais à leurs ressortissants qui souhaitent immigrer. Cette démarche d’aiguillage n’a rien à voir avec le contenu des forums de discussion sur le web qui parfois dénigrent le Québec et cherchent à dissuader certains futurs immigrants en faisant ressortir exclusivement les difficultés de la société d’accueil. Les immigrants frustrés relaient rapidement sur la toile des informations négatives sur le Québec. L’affaire du « Pastagate » en est une récente parfaite illustration .

 

À ce titre, un article du journaliste de La Presse, Denis Lessard, soulignait le tsunami médiatique de cette affaire, chiffres à l’appui : « L’événement avait été décrit par Mme De Courcy comme « une crise, une grosse crise » – qui avait d’ailleurs été mentionnée dans 350 articles, dans 14 pays, jusqu’en Australie. Influence Communications avait relevé à ce moment que cette bévue avait eu 60 fois plus d’échos dans les médias que la tournée de la première ministre Pauline Marois à New York, au même moment ». Ne dit on pas souvent que le monde est un village planétaire et que les réseaux sociaux raccourcissent les distances géographiques tout en favorisant les relations communicationnelles au sens propre comme au sens figuré?


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