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Publié par : Doudou Sow | 2 avril 2009

L’entrepreneuriat comme une alternative au chômage subi dans le contexte de la crise économique?

Photo_gala_groupe entrepreneuriatDans une étude menée du 23 janvier au 3 février 2009 par la firme Léger Marketing pour le compte de la Fondation de l’entrepreneurship, Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing disait ceci : « Pour stimuler l’emploi, il faut stimuler l’entrepreneur » surtout en période de crise économique. Il incitait ainsi les gens à prendre plus de risques dans la création d’entreprise, le Québec comptant encore trop peu d’entrepreneurs.

Nous sommes tous différents et, dans la phase de création d’emplois, on peut donc observer des motivations bien différentes. Certains, par exemple, vont créer leur emploi  parce que, se retrouvant au chômage, ils se disent qu’après tout ils ne veulent pas de patron ou de tutelle étrangère et ils revendiquent leur indépendance.

La crise économique pourrait donc inciter davantage de personnes à créer leur propre emploi ou leurs propres entreprises. C’est ce que pense notamment monsieur Didier Muamba, agent de développement en entrepreneuriat au Carrefour jeunesse-emploi Bourassa-Sauvé.

« Elle [la crise] constitue un facteur déclencheur de création de l’auto-emploi pour certains nouveaux chômeurs ».

Didier Muamba soutient les jeunes entrepreneurs dans leurs démarches d’étude de marché, d’élaboration de plan d’affaires ou de recherche de financement.

L’organisme où il travaille a développé une expertise dans le domaine de l’entrepreneuriat :

« Le CJE [Bourassa-Sauvé], avec ses vingt-cinq ans de travail avec et pour les jeunes, a développé plusieurs ateliers en démarrage et gestion d’entreprises qu’il offre gratuitement aux personnes âgées entre 16 et 35 ans et qui habitent Montréal-Nord ».

Parmi ces ateliers, M. Muamba mentionne : la formation de 30 heures en démarrage d’entreprise, l’atelier de tenue de livres, l’atelier de fiscalité pour les travailleurs autonomes et l’atelier sur le réseautage stratégique en affaires. Il ajoute que d’autres activités de sensibilisation et d’accompagnement en entrepreneuriat sont organisées tout au long de l’année en collaboration avec des établissements scolaires et organismes du milieu.

La culture entrepreneuriale repose sur cinq valeurs : la créativité, le leadership, le sens des responsabilités, l’autonomie et la solidarité.

Le métier d’entrepreneur ne s’improvise pas et nécessite un apprentissage des règles.

En effet, selon M. Muamba, « comme la plupart des métiers, celui d’entrepreneur ne s’improvise pas non plus. Il faut  être  quelqu’un qui a une vision et de l’audace; qui a la passion pour ce qu’il fait et un sens de l’organisation; qui a un esprit d’initiative et le sens des responsabilités; qui a confiance en soi et s’adapte au changement et qui est tenace et capable de travailler sous pression ».

Concernant les démarches qu’une personne doit effectuer pour créer sa propre entreprise, M. Muamba insiste sur le fait qu’il faut répondre à  trois questions fondamentales :

« 1. Ai-je les qualités nécessaires pour travailler à mon compte ?

2. Y-a-t-il un marché pour mon idée d’affaires ?

3. Serai-je dans la légalité ? »

Selon lui, la réponse à la première question permet au futur entrepreneur de faire son auto-évaluation (en ce qui a trait aux aptitudes, comportements, connaissances et expériences) avant d’aller plus loin dans les démarches.

La deuxième question permet de valider son idée d’affaires et le marché actuel.  « Mon idée répondra-t-elle aux besoins de mes clients potentiels. Quel est le profil de ma clientèle visée ? Qui sont mes concurrents ? » poursuit-il. Cet exercice permet de bien formuler l’offre de produit ou de service et de se donner une mission.

La troisième question aide à comprendre toute la réglementation, les lois et permis à respecter avant de se lancer en affaires.

« Un des objectifs serait l’élaboration du plan d’affaires. Les informations que nous allons recueillir en tentant de répondre à ces questions nous permettront de rédiger le plan d’affaires pour notre entreprise. C’est-à dire créer notre entreprise déjà sur papier. Avec ce document, nous pouvons compléter l’avant-dernière étape, soit réunir le financement et les ressources pour démarrer notre entreprise. En ayant les informations et connaissances nécessaires, le plan d’affaires et les ressources (financières, matérielles et humaines) on peut alors démarrer notre entreprise ».

M. Muamba conseille aux personnes qui veulent démarrer une entreprise de «  se documenter, s’informer, se questionner, se positionner, bref, réunir toutes les informations possibles avant d’engager les fonds ou la recherche de financement.»

Le goût du risque et la ténacité doivent guider les démarches des personnes qui veulent se lancer en affaires : « Se décourager au premier refus de demande de fonds est une indication que vous n’êtes pas fait pour les affaires. Si on a un refus de financement c’est simplement parce qu’on n’a pas eu toutes les informations. Quand on est bien informé, on est bien outillé et on sait où on s’en va ! »

M. Muamba exhorte des créateurs d’emploi potentiels à utiliser les services disponibles dans certains organismes sociocommunautaires de leurs arrondissements. Il existe diverses ressources disponibles pour la création d’entreprise :

« Les conseillers en démarrage d’entreprise sont nombreux au Québec. Il y en a dans les CJE, les CLD, les CDEC et la BDC qui offrent gratuitement le service d’accompagnement et de soutien, poursuit-il ».

En ce qui concerne les incitatifs financiers, il existe des fonds disponibles pour encourager la création et la croissance des entreprises au Québec : des fonds pour les femmes entrepreneures, des fonds pour les jeunes promoteurs, des fonds pour le développement des entreprises  des communautés culturelles, des fonds pour les afro-entrepreneurs, des subventions pour les travailleurs autonomes, des bourses, etc.

On sait que pour juger une entreprise il faut qu’elle dépasse le cap des trois ans, voire plus, car trouver les marchés peut être long et fidéliser une clientèle ne se fait pas rapidement. L’encadrement est donc toujours nécessaire dans le processus de création d’entreprise (avant, pendant et après) afin de faire les bons choix menant à la réussite.

« Sachez d’autre part que se lancer en affaires est une chose mais rester en affaires, en est une autre. Selon les statistiques, ¼ [25%] des entrepreneurs seulement sont encore en affaires  5 ans après le lancement de leur entreprise. «Un homme averti, en vaut deux», conclut M. Muamba ».

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Responses

  1. Salut l’homme fort.

    Je viens par hasard de découvrir ton site et tes brillantes interventions à RCI. Je suis vraiment content et pas du tout surpris de tes réalisations connaissant ton exemplaire parcours depuis Télémaque Sow.

    Continue man tu es sur la bonne voie en contribuant à l’insertion des immigrants.

    Ndiaye

  2. Hello Doudou
    Ravi d’avoir visité ton site que je trouve très intéressant.

    A très bientôt

  3. Alo grand je suis Trai content de voir ton nouveau site. Sa kaw sa kanam


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