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Publié par : Doudou Sow | 23 février 2009

L’importance des séances d’information sur les réalités socioéconomiques du Québec et des conduites culturelles en emploi

sessions d'information

Le Québec a accueilli 45 221 immigrants en 2007. Selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, les sessions d’information sur les réalités socioéconomiques rejoignent en moyenne 3 500 immigrants par année.

Quant aux sessions sur les conduites culturelles, elles rejoignent 1 000 personnes immigrantes par année. Ces statistiques font froid dans le dos compte tenu du nombre d’immigrants reçus au Québec annuellement.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de publiciser ces sessions. Les nouveaux arrivants sont  en effet informés par Immigration Québec, dès leur arrivée à l’aéroport, du nom et de l’adresse du bureau d’Immigration le plus proche de leur résidence. Ils doivent s’y présenter par la suite afin de connaître la date, le lieu et le nom de l’organisme où les sessions devraient se dérouler. Cependant, la plupart d’entre eux, n’assistent pas, hélas, à ces sessions. Ce qui est vraiment dommage compte tenu de la pertinence de ces sessions.

Mais de quoi parle t-on réellement dans ces sessions ?

1) THÉMES ABORDÉS LORS DES SÉANCES D’INFORMATION

a)     Les réalités socioéconomiques

Une session sur les réalités socioéconomiques de quatre demi-journées est offerte gratuitement aux nouveaux arrivants par deux organismes à but non lucratif : la Fondation Ressources-Jeunesse et le Centre Génération emploi.

La première journée, le formateur aborde le sujet relatif à l’Environnement sociopolitique du Québec en mettant l’accent sur le contrat moral et la Charte québécoise des droits et libertés, la géographie, l’histoire et la culture du Québec, le système politique canadien et le système politique québécois, la primauté de la langue française au Québec, les valeurs et les fondements de la société québécoise et les besoins de main-d’œuvre.

Lors de la deuxième journée, le formateur revient sur l’Environnement sociopolitique du Québec en abordant des thématiques reliées à l’économie québécoise, les besoins en main d’œuvre, le système d’éducation et la formation continue, les lois sociales et la fiscalité.
La troisième journée, les réalités du marché du travail sont passées au peigne fin notamment toutes celles qui touchent la préparation à une recherche d’emploi, l’adaptation et la compréhension des moyens pour réussir cette recherche d’emploi, la connaissance de soi, le curriculum vitae, la lettre de présentation et le rôle des ressources d’aide en emploi.
Finalement, la dernière journée complète la session sur les réalités du marché du travail articulées avec la thématique des stratégies de recherche d’emploi, des communications téléphoniques, de la préparation à l’entrevue et des diverses sources d’emploi.
Comme nous le voyons, ces sessions permettent de comprendre le fonctionnement et les us et coutumes de la société québécoise mais aussi de cerner le contexte politique, social, juridique et institutionnel.Les nouveaux arrivants qui ont déjà assisté à ces séances d’information sur les réalités socioéconomiques du Québec devraient ensuite se renseigner davantage sur les façons de faire au Québec en participant à des ateliers sur les conduites culturelles en emploi. Cet approfondissement de la connaissance de la société d’accueil leur serait des plus utiles et les aiderait dans leur recherche.
b)    Conduites culturelles en emploi au Québec
Cette session de trois journées qui se donne à Immigration-Québec– Nord de Montréal cherche à conscientiser les néo-québécois sur l’importance de comprendre les enjeux culturels dans le milieu du travail québécois afin non seulement de les intégrer mais aussi de les maintenir en emploi.

Des mises en situation pratiques permettent aux personnes immigrantes de se faire déjà une idée des réalités du marché du travail en développant des habiletés et des connaissances pertinentes. Le Québec étant une société pragmatique, le nouvel arrivant se trouve, par ces exercices, imprégné des façons de faire de sa nouvelle société, en ce qui concerne la relation à autrui et la manière efficace et claire de communiquer avec ses collègues.

Dans cette session sur les conduites culturelles en emploi, le formateur aborde différents aspects reliés à la perception de la culture québécoise : « rapport à l’autorité, mode de gestion des conflits, importance de l’individu par rapport au groupe, importance accordée aux règles et aux manières de s’y conformer, distance physique entre les individus, rapport au temps, manière de communiquer, gestion à la québécoise caractérisée par l’autonomie, la participation, l’égalité et le consensus ».

Bref, cette session cerne les principales dimensions de la culture québécoise.

Cependant, différentes questions restent posées au sujet de  la programmation des sessions pour rejoindre le maximum de personnes immigrantes qui travaillent souvent  dans des centres d’appels avant de trouver un emploi dans leur domaine. On pourrait aussi envisager d’élaborer un partenariat avec les représentants du bureau des associations ethnoculturelles qui sont en contact permanent avec les membres de leurs communautés respectives comme nous l’avons suggéré dans notre article intitulé « L’utilité sociale des associations ethnoculturelles dans le domaine de l’action communautaire et la vie associative : le cas de l’Amicale des Ivoiriens du Canada ». Parce qu’elles sont proches de ces groupes de population et constituent aussi une force de mobilisation efficace, elles pourraient sensibiliser davantage les membres de leurs communautés à ces réalités.

Si certaines personnes immigrantes ne jugent pas pertinent d’assister à ces sessions pour plusieurs raisons (conseils malavisés de l’entourage, confusion de vitesse et précipitation), d’autres n’assistent pas à ces sessions pour des raisons liées à la survie comme nous le laisse entendre ce commentaire de Moustapha Sene, immigrant d’origine sénégalaise arrivé au Québec en septembre 2008 : « Si la personne se retrouve dans l’impossibilité de satisfaire certains besoins les plus fondamentaux (logement, nourriture, vêtements etc.) elle n’a pas le temps de suivre un encadrement, elle cherche plutôt du travail et n’importe lequel afin de recouvrer sa dignité humaine ».

Cette situation de survie peut effectivement pousser certains nouveaux arrivants à ne pas assister à ces sessions d’information. D’où la nécessité de programmer ces formations dans des horaires de fin de semaine ou des horaires de fin de soirée comme M. Sene nous le suggère «  Il faudrait en faire certaines le samedi ou le dimanche pour permettre à tous d’y participer ? Cela peut être une perspective à revoir » car poursuit-il « Ceci me paraît essentiel parce que ce sont surtout ces sessions d’information qui permettent aux nouveaux immigrants de connaître les opportunités qu’offrent les régions. Car au-delà de l’emploi il y’a l’environnement qui offre d’autres possibilités (temps de transport raccourci, davantage de possibilité d’obtenir une place pour les enfants dans les garderies, espace vital plus élargi). En plus de cela, il faut aussi mettre en exergue les possibilités de projets que les immigrants peuvent ficeler avec leurs pays d’origine et susceptibles d’être soutenus par la région d’accueil, tous ces facteurs pourront participer à mieux les attirer vers les régions ».

Malheureusement, il arrive trop souvent que celui qui n’a jamais assisté à ces sessions d’information conseillera hélas au nouvel arrivant, qui se trouve être son ami, son parent ou la personne qui loge chez lui, de ne pas assister à ces sessions puisqu’il les considère comme une perte de temps. Alors qu’au contraire, et c’est une bonne nouvelle à répandre, la majorité des participants à ces sessions, à l’instar de Ange Okpodji, ivoirien d’origine, les jugent très formatrices et même incontournables.

Fin de la première partie

Deuxiéme partie

2) UN MODELE DE RÉUSSITE

La recherche d’un emploi est un travail à temps plein. Et le récit de cette histoire à succès en est une preuve concrète: Une personne qui est déjà passée par ce stade conseille fortement aux nouveaux arrivants qui hésitent ou subissent une mauvaise influence d’assister à ces sessions.

Ange Okpodji, ce néo-québécois d’origine ivoirienne de 31 ans qui donne bénévolement de son temps dans le cadre du programme Mentorat Québec Pluriel, est arrivé au Québec en février 2007. Il a réussi à se trouver rapidement un emploi dans son domaine, en mai 2007, en qualité de dessinateur industriel chez Auvents multiples, une entreprise spécialisée dans la vente de solariums basée à Beloeil. Il a gravi très facilement les échelons au sein de cette même compagnie. Il est présentement responsable technique au département design et conception, depuis septembre 2007. Il a très vite compris l’importance des sessions d’information sur les réalités socio-économiques du Québec:

« Je n’ai pas voulu brûler les étapes. J’ai fait le parcours complet du processus d’intégration. J’ai assisté à des séances d’information sur les réalités socioéconomiques et des ateliers de recherche d’emploi » me confiait-il lors d’une rencontre de formation de mentors.

Celui qui n’a pas voulu confondre vitesse et précipitation ajoute en substance:

« Ces sessions sont très importantes, elles nous permettent d’adapter notre compétence et nos connaissances au mode de fonctionnement de la société québécoise. Cela permet de choisir le domaine d’emploi et de bâtir un plan de carrière adéquat pour la nouvelle société à laquelle nous allons appartenir ».

Les sessions d’information ont facilité son intégration socioprofessionnelle au Québec en lui permettant de connaître la société québécoise et sa culture organisationnelle : « Ces sessions m’ont permis d’avoir plus confiance en moi, de comprendre la société et d’avoir mes premiers contacts et amis afin de m’intégrer plus facilement. Savoir comment le Québec est organisé culturellement permet d’éviter des malentendus et de se faire une place au Québec ». Pour cette raison, il conseille fortement aux personnes immigrantes qui hésitent à y participer de les suivre dans leur propre intérêt :

« Les sessions quand elles sont suivies dés le départ font gagner beaucoup du temps, car elles permettent d’aller à l’essentiel et de trouver rapidement du travail. Nous rencontrons beaucoup d’autres immigrants qui sans le savoir partagent leur expérience et souvent donnent des informations capitales qui nous permettent de réviser notre plan de carrière. Un plan de carrière n’est jamais définitif, poursuit-il ».

Les sessions d’information constituent un outil de réseautage pour les nouveaux arrivants. Le groupe qui partage la même expérience dans les premières démarches d’installation développe l’esprit d’entraide et de partage d’informations fiables. Il arrive que dans le groupe certaines personnes parviennent plus rapidement à se trouver un emploi et pourront par la suite référer d’autres membres du même groupe. Selon monsieur Okpodji « La seule façon d’avoir la bonne information, c’est de se rendre aux sessions qui regroupent des personnes de différents horizons. Cette formule gagnante et la motivation des autres immigrants peuvent changer notre vie. Les sessions permettent également de découvrir nos compétences et nos points forts utiles pour la société et de corriger nos points faibles ».

Au sujet de l’intégration des immigrants, il ajoute qu’« : Il faut être très humble et faire toutes les sessions au moins jusqu’à l’obtention d’un travail. La bonne information est capitale pour nous guider dans nos premiers mois au Québec. Et c’est en s’entourant d’amis avec des idées positives et optimistes que nous pouvons trouver cette information. Le fait de venir d’un pays francophone ne veut pas dire que nous avons la même culture. Et il ne faut pas attendre trois ans avant d’aller suivre ces sessions, conclut-il ».

Dans un contexte de crise économique, il demeure urgent pour les personnes immigrantes de mettre tous les atouts de leur côté pour décrocher le ticket de l’emploi. Cela passe inévitablement par une bonne connaissance des règles, mécanismes, valeurs et codes de la société québécoise. Les séances d’information sur les réalités socioéconomiques du Québec et les conduites culturelles en emploi ne sont pas une perte de temps bien au contraire. Elles permettent de comprendre davantage le fonctionnement du marché du travail québécois afin de pouvoir l’intégrer dans les meilleures conditions et y rester aussi longtemps que possible.

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Responses

  1. L’article est bien écrit dans un style limpide. Comme nouveau immigrant, j’ai suivi les journées de formation sur “Les Réalités socioéconomiques du Québec”. Je ne vais pas tarder à m’inscrire pour les sessions portant sur “les conduites culturelles en emploi” au Québéc. Je me retrouve parfaitement dans cet article par rapport au fait que je me suis imposé le fait d’assister aux sessions de formation. Comment on peut s’intégrer sans connaitre les valeurs et les codes de conduites de la société québécoise?
    Aux nouveaux immigrants, comme moi, je leur recommande de pariticiper aux sessions de formation car c’est d’une très grande utilité et on reçoit des informations fiables.
    Pour s’intégrer dans la circulation routière, il faut connaitre le code de la route sinon….. Pour s’intégrer au Québec, il faut aussi savoirs les valeurs, la culture, les codes sinon…

  2. Cher Doudou,

    Encore une fois, compliments pour ton implication socioprofessionnelle dans la société québécoise ! Tu es toujours jovial, positif et tu suis tout ce qui ce passe au Canada !

  3. merci d’avoir partagé l’info avec nous. je te félicite pour ton implication et t’encourage à persévérer.

    bonne journée

    mbayang

  4. Salut Doudou,

    Je viens de lire l’article Cap sur la confiance et c’est super. Je vais me servir de certains passages dans mes présentations. MERCI!!!! et BRAVO!!!!!!

  5. Merci Doudou,

    Je trouve l’ article Cap sur la confiance des plus pertinents…Vraiment super.

    Bonne journée

    Rose

  6. Bien cher compatriote et “Jamu Sérère”,

    Il m’a été donné l’opportunité et l’agréable surprise de tomber sur votre site au détour d’une “promenade” sur la toile. Je suis charmé par votre dynamisme, à la fois, intellectuel et professionnel. Votre sens de l’initiative ainsi que l’expertise qui ressort de vos écrits et propos forcent le respect et l’admiration du Sérère que je suis. La force et la pertinence de vos arguments, mais surtout l’exemplarité qui se dégage de votre parcours font de vous, de façon indéniable, une précieuse ressource pour toute la communauté immigrante en particulier celle des ressortissants du Sénégal à laquelle nous appartenons tous les deux. Il est regrettable que le Regroupement Général des Sénégalais du Canada (RGSC) ne se serve pas de cette précieuse ressource que vous êtes (à ce que je sache, car je viens de vous découvrir en dépit de 5 ans de présence à Montréal !), par exemple, en servant de support de diffusion à vos précieux conseils professionnels ou en recourant à vos services d’orientation au profit de nos compatriotes qui viennent d’arriver au Québec.

    J’espère qu’il me fera plaisir de vous rencontrer, un jour, pour échanger plus longuement sur ce que vous êtes en train de réaliser et qui m’intéresse au plus haut point.

    Mes chaleureux encouragements vous accompagnent et mes sincères voeux de succès.

    Votre “Buur”,
    Cheikh Faye

  7. Merci beaucoup Doudou, en tant qu’une personne qui s’interesse aux sujets des immigrants, je trouve que c’est un article pertinent il porte plusieurs éléments et renseignements importants pour faciliter l’integration des immigrants. seulement j’ai une remarque: pourquoi vous ne faites pas de publicité de votre organisme et ainsi de ton site car ça va porter de l’aide à plusieurs immigrants, surtout ceux qui viennent d’arriver.
    Bonne continuation,
    Majida Amani,

  8. Bonjour Doudou,

    Merci beaucoup pour les articles… Je n’ai pas encore tout lu, mais l’hommage au mentorat est très intéressant.

    Anouk Lanouette Turgeon
    Intervenante en emploi¸
    ALPA

  9. Salut Doudou,

    J’ai visité ton site ce matin. Bravo! C’est fort enrichissant.

    Je t’appellerai pour quelques questions sur la régionalisation.

    À plus.

    Vérène

  10. Salut Doudou
    Merci pour cette information.Il est très bien fait.
    Félicitations et bonne semaine
    Pérard
    CQRDTHRD

  11. Bonjour M. Sow,

    Merci pour le lien et mes encouragements pour le travail que tu ne cesses d’abattre pour l’intégration des immigrants. Le site est facilement accessible comme j’ai pu le constater. J’y reviendrai pour lire tes articles qui me semblent assez riche rien qu’à voir les titres.

    Emmanuel

  12. Bonjour Doudou,

    C’est plein d’information ton site. Je salue l’initiative.

    Merci d’avoir pensé à moi.

    @+

    Guy-Hervé

  13. Bonjour Doudou,
    j’ai jeté un coup d’oeil à ton site et c’est super. Je vais aussi en profiter pour te dire que je t’ai référé deux amis à moi qui te contacteront sûrement. Je leur ai souligné ton implication et ton effort dans l’intégration des nouveaux arrivants. Ce sont des gens ambitieux et sont près à rlever des défis.
    Merci

  14. Salut Doudou,

    J’y ai fait un tour, c’est une bonne idée, car de part ton statut il peut être bénéfique pour les immigrants de tout bord.
    Bon weekend.

    Bye.

  15. Bonjour Doudou,

    J’ai lu l’article mais j’avoue que c’est très bien écrit, il est à la fois simple, lisible, facile à comprendre et plein d’informations pouvant être utile à tout migrant. Maintenant, pour mieux le diffuser, il serait bon de le donner à différents organes de presse pour une plus large diffusion. Sinon merci encore pour la rencontre d’hier. Bonne journée et bon week end.

    Moustapha SENE
    Montréal

  16. Salut,
    Ayant assisté aux différentes séances d’informations, je peux témoigner une utilité et une nécessité de suivre ces quelques heures de présentation et d’exposition des réalités de la société québoicoise.
    Tout nouveau immigrant pourra avoir l’occasion d’acquerir les outils d’une bonne intégration et d’une réussite souhaitée et souhaitable.
    Merci encore une fois du bon travail accompli.
    Bonne continuation.

  17. Bonjour ! I’m travaillant à un chiffre dans la statue Kryptos à la CIA et a eu la grande idée qu’il pourrait être dans une langue différente. J’ai eu du français et de l’Espagnol dans le lycée mais pas assez essayer un chiffrement par substitution et espérer cet I’ ; crochet de ll les mots de droite. Est-ce que vous savez des bons programmes en ligne ou avez des suggestions de ce que je pourrais essayer ? I’m allant rechercher des blogs de WordPress discutant des codes et des chiffres (si tout va bien) ainsi si je visitais accidentellement votre emplacement et il n’a rien à faire avec des codes/chiffres/puzzles, I’m vraiment désolé. Merci pour n’importe quelle aide n’importe qui peuvent me donner.


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